À propos

Superspectives 2022

Pour sa quatrième édition, Superspectives se met au vert ! Après le thème du silence en 2021, le festival explore cette année les liens entre musique et environnement avec une programmation plus buissonnière et défricheuse que jamais ! Alors pendant ces quatre semaines, du 17 juin au 10 juillet, prenez vos quartiers d’été à la Maison de Lorette : installez-vous confortablement au jardin, les pieds dans l’herbe, respirez l’air frais des grands arbres, laissez fleurir votre imagination et aventurez-vous d’une terrasse à l’autre dans des paysages sonores inexplorés.

Le festival 

En ouvrant une nouvelle scène à la création musicale contemporaine, Superspectives veut s’adresser au public le plus large, c’est-à-dire à tous les amateurs de musique qui sont aussi des curieux de leur temps.

La musique contemporaine que nous voulons mettre à l’honneur est résolument plurielle, ouverte à toutes les esthétiques et à tous les styles. C’est la musique qui joue sa définition dans un rapport au temps présent, qui ne cesse de susciter des styles, d’inventer des univers sonores et de faire émerger des genres, pour interroger la possibilité d’une résonance avec l’époque. Qu’elle trouve son vocabulaire dans le jazz, la musique classique, world ou électro, il y a musique contemporaine partout où s’expérimente un nouveau langage sonore, capable d’explorer musicalement notre temps et de nous rappeler l’heureuse urgence de l’interpréter ! 

Festival nouvelle génération, Superspectives s’adresse à tous les publics et en particulier aux jeunes mélomanes. Le festival s’engage à ouvrir un accès prioritaire à la scène aux jeunes musiciens et aux talents de la région, qui pourront partager l’affiche avec les plus grands noms de la musique d’aujourd’hui pour faire rayonner la scène musicale locale. Pour encourager l’engagement des jeunes musiciens dans la création contemporaine, le festival développe des relations privilégiées avec les principaux acteurs de la formation musicale lyonnaise (Conservatoire de région, Conservatoire national supérieur de musique de Lyon, École nationale de musique de Villeurbanne). 

Superspectives

Superspectives est un projet culturel lyonnais né en 2018 d’une longue amitié et d’une idée simple : partager notre passion pour la musique, pour les arts, pour la philosophie – disons pour la création contemporaine en général – dans un lieu qui fasse davantage sens qu’un musée, un espace de conférence, une salle de concert ou tout cela réuni. Nous avons essayé de nous débrouiller à partir de cette évidence, qu’on pourrait restituer dans un syllogisme de ce genre : notre seul accès pertinent au monde est la culture (le travail, la pensée, l’art) ; notre seul accès pertinent (c’est-à-dire libre) à la culture implique la possibilité de se sentir « chez soi », avec d’autres, dans le travail, la pensée ou la création d’un autre ; il nous fallait donc trouver quelque chose comme une maison à occuper ensemble, où pourrait s’élaborer une expérience honnête de la culture!

Il nous fallait donc un lieu de travail et de création qui soit en-même temps un merveilleux lieu de détente et de rencontres. Un lieu réellement habité, non-neutre, mais qui soit en-même temps pleinement habitable, pour que chacun se sente véritablement accueilli et comme chez lui. Un lieu plein d’histoire mais qui jette en même temps une perspective inspirante sur le présent. Un lieu qui rappelle par lui-même que la finalité de la culture n’est pas tant le divertissement que l’épanouissement de ce qu’il y a de meilleur dans l’homme et qu’on peut appeler, au choix, liberté ou spiritualité. Côté pratique, il nous fallait aussi un lieu facilement accessible, central, mais dont la situation géographique indique en même temps la nécessité d’un pas de côté et d’une respiration. Bref, il nous fallait la Maison de Lorette !

La Maison de Lorette

Lieu de patrimoine exceptionnel inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, la Maison de Lorette fête cette année ses 500 ans ! Située au numéro 42 de la montée Saint Barthélémy au coeur de la colline de Fourvière, elle compte parmi ses charmes la beauté retrouvée de son architecture Renaissance, le calme privilégié de ses deux vastes terrasses et la qualité de son emplacement, au pied des jardins du Rosaire, qui offre une vue magnifique sur la ville. 

Construite en 1520 dans l’effervescence culturelle du XVIe siècle lyonnais pour accueillir penseurs et poètes, la Maison de Lorette gardera tout au long de son histoire la trace de cette date fondatrice, qui marque l’apogée de la culture humaniste chrétienne de la Renaissance, dont Lyon est une capitale. Quatre ans plus tôt, Thomas More en condensait avec génie les aspirations dans L’Utopie. Plus que l’invention d’un mot, c’est l’invention d’un nouveau genre de combat culturel, plus que jamais actuel : l’émancipation par la mise en œuvre d’une esthétique critique, en réveillant les forces de l’imagination politique et sociale !

En 1832, entre les deux révoltes des Canuts qui ouvrent la première crise européenne du capitalisme industriel, la maison de Lorette devient la propriété de Pauline Jaricot. Pionnière de la Doctrine sociale de l’Église, elle oeuvre toute sa vie pour donner à la charité chrétienne la forme d’un combat pour la justice sociale en inventant des modèles sociaux alternatifs. Elle crée aussi de nombreuses oeuvres spirituelles pour soutenir l’essor missionnaire de son temps, ouvrant ainsi la Maison aux quatre coins du monde !

La Maison est aujourd’hui la propriété des Oeuvres pontificales missionnaires (OPM), qui travaillent à faire vivre dans le monde entier l’héritage des missions à la suite de Pauline Jaricot. Elle est habitée par une communauté de quatre soeurs carmélites originaires du Congo qui accueillent tous les jours pèlerins et touristes venus découvrir la richesse du patrimoine de la maison et son musée. Premiers partenaires de Superspectives, les OPM nous ont permis d’ouvrir à tous les portes de la maison de Lorette pour faire vivre de manière originale son superbe héritage !